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La France est en état de guerre. Après la stupeur, les larmes et la terreur, elle devra se reconstruire sur les ruines de l’incapacité progressiste à la perpétuer.

La France va enfin livrer bataille contre le Coronavirus.Trop longtemps, le gouvernement a renâclé à l’idée de prendre des mesures contraires aux prétendues valeurs progressistes de tolérance, de partage et de solidarité : cette « simple grippe », qui provoque depuis des mois la panique en Asie, ne méritait pas que l’on s’en souciât. Mais devant l’ampleur de la pandémie qui gagne désormais le pays, le gouvernement est contraint de prendre des mesures aussi tardives que draconiennes.

Après une phase interminable d’insouciance affichée et de condescendance à peine voilée, les valeurs progressistes, finalement vaincues par la raison, sont balayées par le principe de réalité. Parmi elles, le déni de la frontière connaît le plus cuisant des revers. Emmanuel Macron, dans son allocution du vendredi 13 mars 2020, a eu cette petite phrase lourde de (non)sens : « Le virus n’a pas de passeport. » Elle en dit long sur l’enjeu politique d’une fermeture des frontières auquel le pouvoir progressiste se refuse toujours, à l’heure où ces lignes sont écrites. Macron sait que s’il recule sur cette posture du déni des frontières, pierre angulaire de l’idéologie progressiste, il aura toutes les peines du monde à convaincre de leur inutilité une fois la crise terminée. Pourtant, même dans les pays rongés par le progressisme, le réflexe de protéger son peuple des menaces extérieures est quasi Pavlovien : l’Allemagne, partenaire historique dans la construction européenne, ferme ses frontières avec la France, imitant de nombreux autres états européens qui l’ont précédée…

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