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Changer le nom des rues, déboulonner les statues et imposer un nouveau récit national victimaire est un acte de guérilla idéologique mené par les militants de l’antiracisme.

Un vent de totalitarisme idéologique souffle depuis quelques mois sur notre patrimoine commun. Des rues aux noms d’illustres personnages de notre histoire, comme Victor Hugo ou Voltaire, sont critiquées voire « rebaptisées » sous prétexte de leur lien avec notre passé colonial. Depuis le développement du mouvement racialiste noir Black Lives Matter (BLM), qui catalyse la repentance hystérique de certains occidentaux au nom d’une prétendue dette morale envers les lointains descendants d’esclaves, tout ce qui se rapporte au passé colonial de la France devient une cible de ces idéologues, autoproclamés historiens. Des statues sont déboulonnées, des « œuvres d’art » restituées à l’Afrique, et voici que l’on change le titre de certaines œuvres littéraires « pour ne blesser personne ».

La finalité de ce mouvement révisionniste qui ne fait que commencer n’est pas uniquement l’œuvre d’une poignée de militants qui veulent effacer notre histoire. Le président de la République encourage ce mouvement qui consiste à dissoudre notre identité française en rendant par exemple un hommage surdimensionné à la contribution de l’Afrique dans la construction du roman national. Dans un tweet du 17 août 2020, Emmanuel Macron a réitéré son appel aux maires à faire vivre « le souvenir glorieux de ces héros (Africains) […] au cœur de nos villes et villages, par le nom de nos rues, de nos places, par nos monuments ». Pourtant, pendant la seconde guerre mondiale, les soldats originaires d’Afrique, dont beaucoup étaient des pieds-noirs et des Résistants Français et occidentaux (comme les Polonais), représentaient à peine 5%, des 5 millions de mobilisés. Si la contribution des Africains à la Libération mérite un hommage évident, leur participation ne doit pas servir de prétexte aux hérauts du progressisme pour engager un Grand Remplacement toponymique qui accompagnerait et justifierait celui, en cours, du peuple français sur son propre sol.

Si la contribution des Africains à la Libération mérite un hommage évident, leur participation ne doit pas servir de prétexte aux hérauts du progressisme pour engager un Grand Remplacement toponymique

L’idéologie racialiste de BLM ne tend pas vers un idéal égalitaire. Elle consiste à substituer l’image d’un Homme Blanc dominant par celle d’un Homme Noir dominant. Et pour nourrir ce nouveau mythe en gestation, la victimisation ne suffit plus. Ce mouvement communautariste a besoin de tuer les héros de l’ancien monde et d’en fabriquer de toute pièce. Il tire notamment sa force du sentiment de culpabilité de l’Occident à l’égard de son histoire récente, entretenu par de nombreux progressistes passés maîtres dans l’art de la repentance historique qui leur procure un sentiment de satisfaction idéologique : dénoncer la colonisation, la période de l’esclavage, le racisme à sens unique est tellement plus gratifiant…

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