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Censure sur Twitter : un article à lire…et à partager !

L’observatoire du journalisme a eu la gentillesse de publier un article sur la censure que j’ai subie par le réseau social Twitter ou j’étais suivi par plus de 38 000 abonnés, quelques jours avant le rachat de Twitter par Elon Musk qui est favorable à davantage de liberté d’expression sur ce réseau :

Grégory Roose est un influenceur politique, actif sur de nombreux comptes sociaux. Il est aussi auteur de nouvelles, comme Train de nuit. Nos lecteurs le connaissent déjà un peu : il avait accordé un entretien à Claude Chollet fin 2020. Nous lui avons posé quelques questions sur la censure dont il vient d’être la cible et sur la façon dont il a réagi.

Chers lecteurs, si vous pouviez lire et partager cet article (notamment sur Twitter), ça m’aiderait beaucoup à atténuer cette censure. Merci beaucoup.

L’article en question : https://www.ojim.fr/censure-twitter-gregory-roose/

La galerie des Oubliés

J’ai toujours aimé les brocantes, me perdre dans ces cimetières des souvenirs orphelins. J’y vis un jour un spectacle désolant. Une dizaine de vieux portaits, tout en nuances de gris, disparaissaient sous le poids de quelques revues modernes. Je leur donnais un peu d’air. Une dame coiffée me sourit. Puis, ce fut au tour un jeune soldat, posant, robuste et fier, auprès de sa future veuve. Une famille nombreuse me regarda à son tour fixement à travers le siècle qui nous séparait. Ces photographies étaient sans doute les derniers témoignages de leur vie sur terre, mais plus personne ne semblait s’en souvenir.

Si j’en avais les moyens, j’achèterais une vieille maison bourgeoise. Dans l’une de ses nombreuses pièces, j’y installerais la Galerie des Oubliés, pour leur offrir l’éternité. 

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Le rebond

Un « influenceur » qui perd tous ses abonnés préserve-t-il l’influence qu’on lui prête ? Mon bannissement de Twitter pour crime de lèse-wokisme est un nouveau défi qui s’offre à moi. Je dois trouver un autre vecteur pour partager mes réflexions, mes écrits. Je ne pense pas trouver d’outil aussi viral que ce réseau social, mais il me faut m’adapter à cette nouvelle situation de bannissement virtuel. Un mal pour un bien, sans doute. Les réactions à chaud et les bons mots laisseront place à davantage de réflexions de fond, libérées de la contingence du buzz. J’aime écrire. J’ai de nombreux projets de livres et je dois bien admettre qu’une certaine forme d’addiction aux réseaux sociaux grevait mes capacités de concentration et de prise de recul. Je vais donc écrire davantage de textes. La forme littéraire est celle que j’adopterai en priorité désormais. Elle permet d’aborder des sujets graves et tabous avec légèreté ou profondeur, distance ou gravité, subtilité ou brutalité. Je n’abandonnerai pas pour autant l’écriture d’essai, de recueil ou de journaux, mais ils seront, je pense, secondaires.

Les échanges quotidiens avec mes abonnés vont néanmoins me manquer, pour les plus constructifs d’entre eux. Je songe ainsi à ouvrir la possibilité de commenter les billets publiés sur cette page, si cela vous intéresse, bien entendu.

J’écris pour moi. Je publie pour vous. A bientôt pour de nouveaux partages.

Iel, symbole ultime du nombrilisme égalitariste

Le pronom militant Iel, contraction des pronoms personnels masculin « Il » et féminin « Elle », vient d’être ajouté au célèbre dictionnaire Le Petit Robert, qualifié de « dictionnaire de Gauche » par le Nouvel Observateur dès sa première édition en 1967. Rien d’étonnant, donc, à ce que cet étrange ersatz pronominal y figure.

Iel n’est pas la norme. Il est l’exception, le bizarre, l’aboutissement du nombrilisme, la quintessence de l’absurde, le négationnisme des sexes, une coquetterie des moi,je qui, croupissant dans la pénombre sociale, cherchent un peu de lumière dans cette originalité des plus conformistes.

Pour le grand public, pourtant, ce dictionnaire est le plus populaire, largement diffusé dans les écoles comme dans les foyers. Peu importe l’origine militante de ce gardien autoproclamé de la langue française : il est l’un des nombreux symboles de la victoire culturelle de la gauche soixante-huitarde, ayant réussi à se diffuser massivement dans la population pour qui le pronom Iel pourrait devenir normal dans quelques années. Ainsi, des militants réfractaires à la normalité ont-ils instrumentalisé la souffrance de quelques-uns pour imposer une nouvelle norme, la leur. Si d’aucuns souffrent de leur identité sexuelle, l’avènement d’un pronom imposé à tous est moins de nature à régler leurs difficultés qu’à en créer de nouvelles. Car Iel n’est pas la norme. Il est l’exception, le bizarre, l’aboutissement du nombrilisme, la quintessence de l’absurde, le négationnisme des sexes, une coquetterie de quelques moi,je qui, croupissant dans la pénombre sociale, cherchent un peu de lumière dans cette originalité des plus conformistes.

L’utilisation de Iel a été déployée par des minorités aussi anecdotiques par leur nombre que puissantes de leurs relais médiatico-politiques, imposant ce marqueur de l’humain hybride, ni homme, ni femme, mi-homme, mi-femme, jusque dans les cours d’école, inventant de nouvelles discriminations contre ceux qui en refuseraient l’usage, ou tout simplement ne le comprendraient pas.

Dans ce monde dominé par les minorités, rien ne doit plus être normal, mais tout doit le devenir.

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Murs et frontières

Depuis la chute du mur de Berlin, symbole de la défaite d’un totalitarisme assumé contre un autre, camouflé, le progressisme s’évertue à abattre les frontières entre les peuples, à remplacer les nations par des communautés autoproclamées, la famille traditionnelle par des groupes d’individus non-genrés, les peuples autochtones par des diasporas allogènes. Ses fidèles serviteurs nous ont imposé l’abolition des frontières en promettant un monde meilleur fait d’échanges, de fraternité, de licornes et d’arcs-en-ciel. Pourtant, les frontières, contrairement à l’idée qu’en impose la doxa, ne sont que très rarement hermétiques et leur porosité permet de réguler les échanges sans les empêcher, de protéger les peuples qu’elles entourent, de délimiter la terre d’un peuple par rapport à un autre. La frontière est une limite, ce n’est pas un obstacle.

Les frontières disparaissent en même temps que la nécessité de distinguer, de discriminer, de protéger. Et voici que des murs s’élèvent partout où l’ordre a été honni : autour des lieux publics, des écoles, des camps illégaux d’immigrés clandestins et bien sûr, entre les pays. Aux marches de l’Europe passoire, la Pologne rejoint la longue liste des pays menacés par l’immigration sauvage. Elle construit des murs.

Bientôt, nous devrons élever partout des murs par la faute de ceux qui ont abattu les frontières. Nous devrons nous élever face à ceux qui nous ont emmurés dans leurs putrides certitudes. Nous devrons rétablir les frontières pour éviter de nous prendre le mur.