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Les réseaux sociaux, paradis de la liberté d’expression et de ses excès, sont dans le viseur des autorités qui y voient la naissance d’un contre-pouvoir médiatique sur lesquels ils n’ont que très peu de prise. En France, aux États-Unis, en Allemagne et dans de nombreux autres pays, la législation évolue pour interdire la « haine en ligne », le racisme et les discrimination, si l’on s’en tient à la version officielle.

Dans les faits, les gouvernements progressistes souhaitent limiter la liberté d’expression des voix dissidentes, et en particulier celles des conservateurs qui s’expriment sur les réseaux sociaux et participent le plus souvent à la réinformation des usagers de ces plateformes d’échanges d’information en diffusant, sources à l’appui, des informations confidentielles boudées ou volontairement omises par les grands médias quand elles contredisent la doxa officielle.

Les réseaux sociaux n’ont cependant pas attendu que les lois évoluent pour durcir leur politique vis-à-vis des discours critiques envers l’idéologie progressiste, notamment quand ils concernent la critique de l’immigration massive, du communautarisme ou de l’insécurité. Génération identitaire, dont les actions et les discours sont objectivement dénués de toute violence physique ou verbale, a été définitivement banni des réseaux Twitter et Facebook qui semblent les traiter comme une organisation terroriste.

Plus étonnant encore, le président des États-Unis, Donald Trump, élu démocratiquement pour incarner la puissance publique, a vu plusieurs de ses tweets arbitrairement restreints par le réseau social Twitter sous prétexte que ces derniers enfreindraient sa politique contre les comportements abusifs. L’orientation politique progressiste de Twitter est assumée, notamment par son fondateur Jack Dorsey, mais le réseau social a franchi un nouveau cap en donnant une couleur noire à l’oiseau bleu qui symbolise Twitter, sur sa photo de profil, en soutien au mouvement prétendument antiraciste Black Lives Matter.

Twitter et Facebook suspendent définitivement des comptes jugés trop «pro-Trump» en usant de termes abscons permettant de justifier leur décision discrétionnaire : «complotiste», «raciste», «véhiculant la haine», etc. Tout ceci étant bien entendu invérifiable et peu susceptible d’appel. Quand une entreprise se substitue à la justice pour réguler la liberté d’expression des individus, sommes-nous encore dans des Etats de droits ? Dans un paysage de plus en plus miné par les suspensions définitives de comptes, les utilisateurs recherchent des plateformes qui garantissent la liberté d’expression absolue, pour le meilleur et pour le pire.

Parler (prononcé [parlé] à la française, et plus récemment [parleur], à l’américaine), est un nouveau réseau social né aux États-Unis. Il se définit comme « un média social impartial, axé sur les expériences et l’engagement d’utilisateurs réels», assurant à ses utilisateurs une « libre expression sans violence, ni sans censure». Les responsables de la majorité des réseaux sociaux se comportent non pas comme des prestataires de services, mais comme des éditeurs qui agitent le spectre de la censure en fonction de leur ligne éditoriale officieuse.

John Matze, diplômé de l’Université de Denver en 2014, a créé Parler « après avoir été lassé par le manque de transparence et l’abus de suppression de contenus sur fond idéologique» des grands réseaux sociaux. Après des débuts timides en 2018, Parler, qui est décrit comme un «Twitter conservateur», a connu ces dernières semaines une vague d’inscription d’utilisateurs de…

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