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L’alerte de la Cour des comptes sur les coûts du démantèlement des centrales nucléaires est sans appel. Un long processus d’arrêt des réacteurs construits dans les années 1980 et 1990 s’étalera sur plus d’un siècle et coûtera au minimum 50 milliards d’euros. 

Avec l’arrêt du premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), samedi 22 février, la France est entrée dans une nouvelle phase de son histoire avec l’atome civil : le début d’un long processus d’arrêt des réacteurs construits dans les années 1980 et 1990, qui conduira au démantèlement de ces installations.

Dans un rapport rédigé à la demande de la commission des finances du Sénat et publié mercredi 4 mars, la Cour des comptes juge sévèrement le calendrier et les coûts envisagés par EDF, Orano (ex-Areva) et le CEA pour assurer la fin de ses centrales. Elle appelle également l’Etat à anticiper sérieusement les fermetures de réacteurs à venir et à mieux planifier sa politique énergétique en la matière, rapporte le Monde.

Surtout, lses magistrats appellent, dans leur rapport, à une plus grande prudence dans l’évaluation des coûts. La projection actuelle des charges de démantèlement s’élève à 46,4 milliards d’euros, avec un calendrier qui s’étale sur plus d’un siècle. « La prudence des évaluations actuelles mériterait d’être encore renforcée », euphémisme la Cour des comptes. Elle note que « EDF et Orano excluent aujourd’hui de leur évaluation certaines dépenses », notamment certaines charges liées à la fin de l’exploitation des réacteurs et une part de la fiscalité.

Le rapport dans son intégralité est disponible ici: https://www.ccomptes.fr/fr/publications/larret-et-le-demantelement-des-installations-nucleaire