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Le rebond

Un « influenceur » qui perd tous ses abonnés préserve-t-il l’influence qu’on lui prête ? Mon bannissement de Twitter pour crime de lèse-wokisme est un nouveau défi qui s’offre à moi. Je dois trouver un autre vecteur pour partager mes réflexions, mes écrits. Je ne pense pas trouver d’outil aussi viral que ce réseau social, mais il me faut m’adapter à cette nouvelle situation de bannissement virtuel. Un mal pour un bien, sans doute. Les réactions à chaud et les bons mots laisseront place à davantage de réflexions de fond, libérées de la contingence du buzz. J’aime écrire. J’ai de nombreux projets de livres et je dois bien admettre qu’une certaine forme d’addiction aux réseaux sociaux grevait mes capacités de concentration et de prise de recul. Je vais donc écrire davantage de textes. La forme littéraire est celle que j’adopterai en priorité désormais. Elle permet d’aborder des sujets graves et tabous avec légèreté ou profondeur, distance ou gravité, subtilité ou brutalité. Je n’abandonnerai pas pour autant l’écriture d’essai, de recueil ou de journaux, mais ils seront, je pense, secondaires.

Les échanges quotidiens avec mes abonnés vont néanmoins me manquer, pour les plus constructifs d’entre eux. Je songe ainsi à ouvrir la possibilité de commenter les billets publiés sur cette page, si cela vous intéresse, bien entendu.

J’écris pour moi. Je publie pour vous. A bientôt pour de nouveaux partages.

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Posthomme [micronouvelle]

Un adolescent né d’une GPA s’interroge sur son identité. Il a deux « pères », mais pas de mère. Au fond, il ignore qui il est.

Je ne sais rien de mes deux pères. Longtemps, j’ai cru à l’indéfectible lien de la filiation, fût-elle mimétique, à la subsidiarité maternelle, à l’insignifiance génétique. Mais le cœur, ni le miroir, ne sauraient mentir. Ils me renvoient le reflet cruel de ce que je ne suis pas, un enfant naturel, et de ce que je suis, l’esclave d’un besoin d’aimer. 

Je suis un enfant sur mesure, produit d’un ventre à louer. Je suis un monstre d’amour, artefact humain errant dans les limbes de l’utilitarisme eugéniste. Je suis né orphelin. 

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Le Châtelain [entretien]

Le Châtelain est le nom de ma première nouvelle publiée. Pour vous donner envie de la lire et d’en parler autour de vous, je vous propose de lire ce petit article dans lequel je livre l’intégralité des réponses qui m’ont été posées par le quotidien régional La nouvelle république qui a publié un article annonçant sa parution.

Comment peut-on vous présenter aux Solognots ?

Je suis auteur et chroniqueur politique pour un hebdomadaire, et Le Châtelain est la première nouvelle que je publie. Originaire du Nord de la France, j’habite désormais à Digne-les-Bains dans les Alpes-de-Haute-Provence. C’est lorsque j’habitais en région parisienne que j’ai découvert la Sologne et ses étangs…

Chroniques et littérature : y a-t-il un lien, une complémentarité… ?

A ma grande surprise, oui ! J’ai toujours aimé écrire, sans jamais oser m’essayer à la littérature. Un jour, alors que je rédigeais une chronique sur l’écologie, je me suis laissé aller, sans m’en apercevoir, à des descriptions romanesques. Puis, d’une chronique d’actualité à l’autre, l’importance de la description des lieux et des situations a pris une place importante au point de m’interroger sur ma capacité à écrire des nouvelles, et pourquoi pas un roman. Je me suis lancé en participant à plusieurs concours de nouvelles, puis j’ai écris Le Châtelain, nouvelle littéraire qui aborde plusieurs thématiques qui me tiennent à cœur.

J’ai toujours eu une attirance presque charnelle pour la France discrète, celle dont les charmes sont voilés par de prestigieux voisins dont la simple évocation suffit à occulter la beauté secrète des terres avoisinantes.

Grégory roose

Comment peut-on présenter cette nouvelle ?

C’est une nouvelle de style réaliste dont l’histoire se déroule en Sologne, entre Montrieux et Romorantin, mais dont les personnages et certains lieux sont fictifs. Elle raconte l’histoire du dernier héritier d’une famille d’ancienne noblesse qui se résigne à vendre le château qui appartient à sa famille depuis près de 600 ans, mais qu’il ne parvient pas à entretenir malgré ses efforts constants. Tous ses ancêtres ont réussi à lui faire traverser les siècles, sauf lui, ce qui le rend littéralement malade. Il se décide donc de vendre, mais les choses ne se passent évidemment pas comme prévu. Je ne peux pas vous en dire davantage, au risque de dévoiler l’intrigue du récit, mais je peux vous dire que l’histoire comporte plusieurs rebondissements !

Votre nouvelle s’inspire-t-elle du vécu ?

En partie, oui. Le thème de la transmission d’un patrimoine m’est cher, et j’ai lu de nombreux articles dans lesquels les héritiers de biens historiques témoignent de leur difficulté et désarroi de ne pas être capable d’entretenir dignement leur patrimoine familial. Deux personnes de mon entourage ont connu des difficultés similaires. Je me suis inspiré d’une partie de leur vécu et de leur personnalité pour écrire cette nouvelle.

Pourquoi avoir situé votre histoire en Sologne ?

La Sologne est, dans la réalité comme dans l’imaginaire collectif, une terre de châteaux et de nature. Je ne pouvais trouver plus bel endroit pour y planter le décor de cette histoire. J’aurais pu la situer au bord de la Loire, mais j’ai toujours eu une attirance presque charnelle pour la France discrète, celle dont les charmes sont voilés par de prestigieux voisins dont la simple évocation suffit à occulter la beauté secrète des terres avoisinantes. La région de Romorantin-Lanthenay, capitale de la Sologne, m’a donc semblé idéale pour y raconter l’histoire de cet héritier tourmenté.

Est-ce une critique des transactions immobilières ou la défense du patrimoine ou autre chose ?

Ma critique du métier d’agent immobilier ne vous a pas échappé ! En effet, la défense du patrimoine, l’importance de sa transmission et de sa permanence à travers les siècles sont les thèmes centraux de ma nouvelle, incarnés par Cédric Verdier, le personnage principal. Pour renforcer ses traits de caractères, je lui ai opposé son double inversé, un agent immobilier avec qui, il est vrai, je ne suis pas tendre.

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Le châtelain est disponible sur ce site (dédicacé par l’auteur), chez votre libraire (sur commande) ainsi que sur de nombreux sites de vente en ligne (Fnac, Amazon, Rakuten, Cultura, etc.)

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« Grégory Roose, de la politique à l’écriture »

Je vous propose de découvrir ce petit reportage publié sur le média DiCi Tv, le 15 août 2020. Il revient sur la sortie de ma première nouvelle, Le Châtelain, et mon passage de la politique à l’écriture.

De la politique à l’écriture. Grégory Roose a décidé de changer de vie. Cet ancien représentant du Front National dans les Alpes de Haute-Provence a choisi de tout quitter du jour au lendemain. Depuis maintenant deux ans, il se penche dans l’écriture de livres. Grégory Roose vient tout juste de publier une nouvelle intitulée « Le Châtelain ». Le reportage :

Littérature : un groupe Facebook pour découvrir et partager des Nouvelles littéraires

Si la nouvelle est un genre littéraire qui vous plaît, rejoignez ce nouveau groupe Facebook pour découvrir et partager (uniquement) des nouvelles francophones. À bientôt !

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Qu’est-ce qu’une nouvelle ?

Une nouvelle est une « sorte de roman très court », un « récit d’aventures intéressantes ou amusantes ». Malgré cette définition, il apparaît qu’il ne faut pas tenir compte forcément de la longueur du texte pour décider si celui-ci est un roman ou une nouvelle. Cela dit, la nouvelle est généralement un récit court et cette brièveté permet d’intensifier l’effet produit par le texte.

À la différence de la fable, il n’y a ordinairement pas de morale dans la nouvelle ; il n’y a donc pas de conclusion, d’enseignement à tirer du texte. En général, le récit est centré autour d’un seul événement (fait ponctuel, parfois futile). Les personnages sont peu nombreux et sont pourvus d’une réalité psychologique, bien que celle-ci soit moins développée que dans un roman.

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