La chienlit [micronouvelle]

Dans une ambiance bon enfant, des manifestants tentent de faire valoir leurs droits. Mais la manifestation sera bientôt infestée. Il pleuvait sur la ville. Une marée jaune descendait calmement la plus belle avenue du monde sous le regard empathique des passants. Cette France combattait l’agonie, qui sournoisement la guettait, avec la dignité de ceux « …

mare-vostrum-nouvelle-litterature-histoire-courte-gregory-roose-migrants-ong-invasion-europe-islamisation-mediterrannee-literrature-accueil-bateau-noyade-europe

Mare Vostrum [nouvelle]

Cette nouvelle courte raconte l’arrivée de migrants en Europe, secourus par des ONG et soutenus par les médias. Le mal est déjà à bord, mais eux font la fête. Mohammed fixait l’horizon avec confiance. Le moteur vrombissant du hors-bord fendait une houle récalcitrante. L’ambiance à bord était bon enfant, et les smartphones diffusaient des musiques …

concours-de-nouvelle-gerard-de-nerval-le-touquet-editions-arthemuse-laureats-2020-disparition-inquietante-au-touquet-gregory-roose

Prix Gérard de Nerval de la nouvelle 2020

C’est la première fois que je participe à un concours de nouvelle, et j’ai eu la chance de faire partie des lauréats de cette édition 2020 du Prix Gérard de Nerval de la nouvelle. Nous avons été chaleureusement accueillis le 10 octobre 2020 à 17 h 30 par l’équipe organisatrice dans l’hôtel de ville du …

texte-micro-nouvelle-histoire-courte-roman-auteur-france-ecrivain-roose-vallee-renaudie-foret-boucherie

Le Grand Pascal [nouvelle]

Pascal Delage devenait insensible aux effluves porcins qu’il respirait depuis 30 ans dans l’abattoir qui l’employait. D’une main épaisse, il décrocha la carcasse rosée d’un cochon maintenue en suspension par la pointe acérée d’un crochet qui la transperçait. Le Grand Pascal, comme l’appelaient ses camarades de dépeçage, n’avait pas son pareil pour charcuter les porcs, …

poème-le vieux chene nature gregory roose arbre poesie recueil ecologie homme ville

Un vieux chêne [poème]

Au sommet d’une colline résistait un vieux chêneEncerclé par une armée d’ombres minéralesQui rongeaient le feuillage, par leur essence humaine,De cet arbre rémanent d’une verte cathédrale. Ses racines étouffaient sous des flaques de bitume,Et ses branches soutenaient fragilement le ciel grisD’où s’écoulaient tranquillement des flots d’amertumeFlétrissant son écorce désormais rabougrie. Il régnerait encore jusqu’au prochain …