Dans ce nouvel article publié dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles, je m’intéresse à l’écologie traitée d’un point de vue conservateur en rappelant que la gauche progressiste détient le monopole idéologique de l’écologie politique. J’avance que le “monde d’après” doit être l’occasion de faire émerger un “conservatisme vert” dans les sphères intellectuelles, médiatiques puis politiques.

Le président de la République préparerait un grand discours sur « le monde d’après ». Quelles que soient les annonces qui seront faites lundi prochain, les cartes seront à redistribuer dans tous les domaines, et dans ce monde a réinventer, la question de l’écologie tiendra une place importante. Chasse gardée de la pensée progressiste au même titre que l’éducation, la culture ou le monde des médias, l’écologie est pourtant un conservatisme : préserver son environnement, le modifier seulement quand c’est nécessaire, prélever sans dénaturer, sans défigurer…

Dans la pensée progressiste ancrée à gauche, l’objectif est d’imposer, désormais par la voix de son nouveau héraut Greta Thunberg, la supériorité absolue de la nature sur l’Homme. La doctrine conservatrice cherche au contraire à établir un rapport équilibré entre l’Homme et la nature.

L’écologie est un enjeu qui doit transcender les clivages politiques, ce qui est rigoureusement impossible dans cette situation de monopole idéologique tenu par la gauche progressiste. Il est donc urgent de faire émerger un conservatisme vert dans les sphères intellectuelles, médiatiques puis politiques.

Le défi majeur du conservatisme vert est de construire un nouveau corpus idéologique tourné vers l’action, capable de convaincre et de rassembler en renonçant, dans sa posture, à la peur et à l’angoisse agitées en permanence par le progressisme pour répandre son écologie punitive. Par-dessus tout, il doit œuvrer à l’épanouissement des individus et à l’émancipation des peuples, troquer l’écologie de la peur contre celle de l’espoir.

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